Commune de

St-Victor-sur-Rhins

Horaires

lundi, mardi, jeudi et vendredi de 8H30 à 12H30
et sur RDV en dehors de ces horaires

04 74 64 06 18

mairie.stvictor.sur.rhins@copler.fr

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Historique

Le village, où les moines de Cluny s’étaient établis vers l’an 990, était limité par le Rhins.

Capricieuse, voire dangereuse, cette rivière séparait le diocèse de Mâcon de celui de Lyon.

De ce fait, la quasi-totalité de ses habitations était édifiée sur la rive droite.

Le bourg, au 13ème siècle, ne regroupait qu’une vingtaine de masures serrées contre le prieuré.

L’ancien prieuré, construit dans la seconde moitié du 11ème siècle, d’architecture romane, apparait de l’extérieur comme un grand vaisseau flanqué sur l’un de ses petits côtés, à l’occident d’une tour carrée. 

De 1874 à 1877, une nouvelle église est construite pour accueillir la population de l’époque, toute catholique, qui s’élève à 1450 personnes.

Cette église abrite une magnifique statue de la Vierge à l’enfant ainsi qu’une Piéta vénérée dans l’ancienne église. (reprendre la photo du site actuel)

Saint-Victor possède un bréviaire manuscrit, rédigé à la fin du 13ème siècle, arrivé à Saint-Victor en l’an 1317. Il nous apprend comment les moines priaient chaque jour. Il présente une richesse de textes et de chants, de lettrines et de miniatures. Cet ouvrage est classé. Il est constitué de 625 feuilles de parchemin couvertes d’une écriture gothique régulière, aux majuscules rouges et bleues ornées de filigrane ; certaines de ces majuscules sont ornementées de miniatures représentant des scènes bibliques. De nombreux petits dessins se trouvent disséminés au milieu des feuilles ; réalisés à main levée, ils apparaissent comme des divertissements, des fantaisies de copiste. Une grande partie du bréviaire est consacrée à la musique et au chant grégorien

Rue Pasteur, le tilleul de Sully fait peine à voir avec son tronc tout bossu et presque exsangue.

Il eût ses heures de gloire, car on venait le voir de loin.

Il est l’un des rares tilleuls de nos collines à défier le temps et rappelle le rôle prestigieux que Sully remplit auprès d’Henri IV pour donner vie à une France déchiquetée par les Guerres de Religion.

Quatre siècles durant, il aura vécu les heures joyeuses et les jours sombres de nos ancêtres.

Les Autrichiens auraient bivouaqué ici en quittant Roanne après 1870.

Les matériaux de l’ancienne église ont permis de construire l’école de garçons à partir de 1879 qui abritera des élèves jusqu’en 1975.

En 1822, la commune reçoit en donation de son prêtre, divers immeubles afin d’instruire des filles du village. C’est la création d’une école privée de jeunes filles qui fonctionnera jusqu’en 1965.

En 1904, la municipalité décide de réaliser la construction d’une école communale de filles avec deux logements. En 1973, les deux écoles publiques de filles et de garçons sont regroupées en un seul établissement.

Saint-Victor possède une tuilerie restaurée, le four Cabin.

Il a gardé le nom du premier tuilier qui l’a construit en 1600.

Parmi les villages de France, Saint-Victor a tenu un record inégalé : avoir 3 gares et 3 lignes de chemin de fer distinctes.

Il a été desservi par le Paris-Lyon-Méditerranée (PLM) et s’est payer le luxe d’avoir une ligne St Victor-Thizy et une ligne St Victor-Cours.

En 1879 la ligne du « tacot » est concédée à la compagnie de chemin de fer routier de St Victor-Thizy ; il faut alors 25 minutes pour couvrir le trajet séparant les deux communes en longeant la route. Le service voyageurs est remplacé par des autobus en 1932.

Inaugurée en 1882, la ligne de St Victor à Cours est longue de 13 km et passe sur le viaduc de 150 mètres de long.

La ligne va, pendant 78 ans durant, transporter voyageurs et marchandises dans la vallée du Haut-Beaujolais.

En 1901, Saint-Victor devient officiellement Saint-Victor-sur-Rhins.

Dès 1866, Saint-Victor comptait 324 ouvriers et ouvrières travaillant dans le tissage. Située à côté du moulin, la filature AUQUIER bénéficie de l’eau amenée par le bief. Une roue à aube entraîne une dynamo qui permet, en courant continu, d’installer les premières lampes à filaments. En 1894, se bâtit la première usine de métiers à tisser.

En 1905 ; l’usine de tissage est cédée à une association composée des fils PASSOT Jean et Emile. En 1933, les usines PASSOT emploient 267 personnes (tisseurs, gareurs, ourdisseurs, dévideurs, canneteurs etc.). Tout le village vit au rythme de l’usine ; les premiers métiers automatiques arrivent, le choc sévère des grèves de 1936 génèrent la semaine de 40 heures.