Historique

le village au Moyen-âge Notre village, où les moines de Cluny s’étaient établis voici bientôt un millénaire, était limité par le Rhins. Capricieuse, voir dangereuse, cette rivière séparait le diocèse de Mâcon de celui de Lyon. De ce fait, la quasi totalité de ses habitations était édifiée sur la rive droite.
Le bourg, au 13ème siècle ne regroupait qu’une vingtaine de masures serrées contre le prieuré. la maquette du prieuré


L’ancien prieuré, construit dans la seconde moitié du XIème siècle, d’architecture romane, apparaît de l’extérieur comme un grand vaisseau flanqué sur l’un de ses petits côtés, à l’occident d’une tour carrée.


De 1874 à 1877, une nouvelle église est construite pour accueillir la population de l’époque, toute catholique, qui s’élève à 1450 personnes.



Piéta Vierge à l'enfant


Cette église abrite une magnifique statue de la Vierge à l’enfant ainsi qu’une Piéta vénérée dans l’ancienne église .







Saint-Victor possède un bréviaire manuscrit datant de 1317, qui nous apprend comment les moines priaient chaque jour. Il présente une richesse de textes et de chants, de lettrines et miniatures. Cet ouvrage est classé .

le bréviaire





l'arbre de Sully



Face à la Buffetière, ce tilleul (le Sully) fait peine à voir avec son tronc tout bossu et presque exsangue. Il eût pourtant ses heures de gloire, il fut l’un des rares tilleuls de nos collines à défier le temps, quatre siècles durant ; il aura vécu les heures joyeuses et les jours sombres de nos ancêtres. Les Autrichiens auraient bivouaqué ici en quittant Roanne après 1870 .




l'ancienne école de garçons Les matériaux de l’ancienne église vont permettre de construire l’école de garçons à partir de 1879 qui abritera des élèves jusqu’en 1975.


En 1822, la commune reçoit en donation, de son prêtre, divers immeubles afin d’instruire des filles du village. C’est la création d’une école privée de jeunes filles qui fonctionna jusqu’en 1965.


C’est en 1904, que la municipalité décide de réaliser la construction d’une école communale de filles avec deux logements. En 1973, les deux écoles publiques de filles et de garçons sont regroupées en un seul établissement.


le four Cabin



Saint-Victor possède une tuilerie qui a été récemment restaurée « le four Cabin ». Il a gardé le nom du premier « tuilier » qui l’a construit en 1600.






Parmi les villages de France, Saint-Victor a tenu un record inégalé : celui de s’offrir 3 gares et 3 lignes de chemin de fer distinctes.


la gare principale

Notre village sera desservi par le Paris-Lyon-Méditerranée (P.L.M.) et se paiera le luxe d’avoir deux lignes supplémentaires : St Victor-Thizy et St Victor-Cours.


C’est en 1879 que la ligne du « tacot » est concédée à la compagnie du chemin de fer routier de St-Victor à Thizy et on met 25 minutes pour couvrir le trajet séparant les deux communes en longeant la route. Le service voyageurs est remplacé par des autobus en 1932.

le tacot

Inaugurée en 1882, la ligne de Saint-Victor à Cours est longue de 13 km, elle passe sur l’oeuvre maîtresse : le viaduc de 150 mètres de longueur franchit le Rhins que sa masse imposante surplombe d’une hauteur de 18 mètres.


le tacot franchit le Rhins le viaduc de St Victor




La ligne va, pendant 78 années durant, transporter voyageurs et marchandises dans notre industrieuse vallée du haut-Beaujolais.




En 1901 , officiellement, Saint-Victor devient Saint-Victor-sur-Rhins.


Dès 1866, Saint-Victor comptait 324 ouvriers et ouvrières travaillant dans le tissage.

Située à côté du moulin, la filature AUQUIER bénéficie de l’eau amenée par le bief. Une roue à aube entraîne une dynamo qui permet, en courant continu, d’installer les premières lampes à filaments. En 1894, se batît la première usine de métiers à tisser.

la cheminée de l'ancienne usine Passot




En 1905, l’usine de tissage est cédée à une association composée des fils PASSOT Jean et Emile.


En 1933, les usines PASSOT emploient 267 personnes (tisseurs, gareurs, ourdisseurs, dévideurs, caneteurs etc.). Tout le village vit au rythme de l’usine, les premiers métiers automatiques arrivent, le choc sévère des grèves de 1936 génèrent la semaine des 40 heures.




Là s’arrête notre évocation du passé …………….


Notre village s’est bâti, a grandi, s’est modernisé, est devenu un coin de France agréable. Nous le devons aux municipalités qui depuis plus de deux siècles, avec des chances inégales, ont assumé leurs mandats.

Des habitants attirés par notre verte vallée, par un Rhins généreux et les eaux diamantées du Marnanton, bâtiront leurs maisons à l’abri de nos collines douces et festonnées.


En conclusion.............................. un village où il fait bon vivre.